Grimgor Boît' en Fer

De Warhammer - Age of Sigmar - Lexicanum
Révision datée du 15 août 2008 à 17:04 par Medenor (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Grimgor Boît' en Fer

On ne sait rien de l’histoire de Grimgor. Le seul orque assez fou pour l’avoir questionné sur son passé rejoignit dans un trou les restes du précédent Seigneur de Guerre des Yeux Jaunes. Grimgor et ses Gardes du Corps étaient sortis un jour du Désert Foudroyé, chancelants et couverts de sang et de cicatrices. Ces quelques Orques Noirs étaient tous fatigués et affamés, mais ils étaient armés jusqu’aux dents, et semblaient avoir survécu à de nombreux combats. Certaines de leurs blessures semblaient récentes, mais personne n’osa plus rien leur demander car ils compensaient leur nombre réduit par leur brutalité impitoyable. Grimgor prit facilement la tête de la première tribu orque qu’il rencontra, conquit la seconde et extermina la troisième. Il voulait toujours plus de tueries. Même pour un orque, sa soif de batailles semblait incroyable. S’il ne combattait pas pendant plus d’une journée, il cherchait querelle à tous ceux qu’il croisait, son œil valide cerclé de cicatrices à l’affût de la moindre faute. Au bout de deux jours, il tuait tout gobelin assez malchanceux pour lui tomber sous la main. Grimgor ne recherchait rien d’autre qu’une éternelle bataille et pour un orque, cela prédispose à être chef. Pour un énorme orque noir accompagné d’une telle suite, cela prédispose à la grandeur. Un mois après son arrivée, il s’était forgé un petit empire dans la partie nord des Montagnes du Bord du Monde, et les peaux-vertes s’étaient ralliés à sa bannière par milliers.


Les nains de Karak-Kadrin furent les premiers de leur race à connaître sa colère lorsque son armée et lui se jetèrent sur eux avec une férocité démente. Ceux qu’il ne tua pas, il les fit prisonniers pour les torturer, leur arracher la barbe poil par poil ou chauffer leur armure jusqu’à les faire cuire. Il ne tenta jamais de prendre la forteresse elle-même, se contentant de massacrer ceux qui étaient envoyés contre lui, jusqu’à ce que les nains, désespérés par leurs pertes, s’enterrent dans leurs défenses pour attendre l’hiver. Grimgor ne voulut pas attendre, il repartit vers le nord et traversa le Col du Pic pour trouver de nouvelles victimes à Kislev.


Malgré la vaillance des Kislévites et leur habitude des rigueurs de l’hiver, la violence de l’attaque de Grimgor fit chanceler leurs forces. Ils envoyèrent trois armées pour l’arrêter, Grimgor les massacra et mangea les cadavres par manque d’autre nourriture. Mais alors qu’il approchait de la capitale, les prières de la Reine des Glaces furent entendues et une tempête de neige vint ralentir les peaux-vertes. Toute l’armée fut soudain enveloppée d’un manteau de glace tourbillonnante qui sema la confusion dans leurs rangs. Les gobelins aveuglés geignaient et les orques les faisaient avancer à coups de pied, mais les repères du chemin disparaissaient dans un labyrinthe de blancheur. Après avoir avancé à tâtons pendant une journée, Grimgor ordonna une halte et s’assit pour réfléchir.

Frustré et furieux de cette halte forcée, il démembra de nombreux gobelins : heureusement, la horde en comptait des centaines. Bientôt, les chamanes orques parlèrent de sorcellerie et selon eux, la tempête n’était pas naturelle. Le lendemain, Grimgor ordonna à son armée de repartir vers les montagnes. Sur le chemin du retour, la tempête sembla se calmer, mais à chaque tentative de marcher à nouveau sur Kislev, les vents se déchaînaient et criblaient les orques de glace. Grimgor retourna dans les Montagnes du Bord du Monde empli d’une rage qui présageait du pire pour ceux qui se mettraient sur son chemin, qui se trouvèrent être les skavens du Clan Mors.


Il avait décidé d’établir une base d’où lancer ses attaques, et l’ancienne forteresse naine de Karak Ungor lui sembla parfaite. La plupart des gobelins de l’Oeil Rouge qui y vivaient étaient déjà soumis à Grimgor, et le peu qui ne l’étaient pas changèrent vite d’avis. C’est dans les profondeurs des tunnels que Grimgor trouva de vrais adversaires, et bientôt les anciennes salles s’emplirent du bruit des batailles. Mois après mois, les combats firent rage, des milliers de skavens et de peaux-vertes moururent pour chaque pièce et chaque couloir. De temps à autre, Grimgor pensait les skavens détruits, et tombait sur un nouveau passage secret regorgeant de vermine. N’ayant pas de carte du dédale de galeries que les Skavens et les Gobelins de la Nuit n’arrêtaient pas de creuser, Grimgor se retrancha dans les niveaux supérieurs, laissant ses soldats se battre dans les profondeurs. Il avait trouvé exactement ce qu’il voulait : une éternelle bataille.


Telle devint la vie de Grimgor: l'été, il mène ses guerriers vers Kislev ou vers l'Empire, et massacre tous ceux qui lui résistent. L'hiver, il se retire dans les ruines de Karak Ungor, la Montagne de l'Oeil Rouge, et passe le temps à tuer les skavens qui infestent les niveaux inférieurs. Mais il semble se lasser de ce jeu et cherche d'autres adversaires à fendre de sa hache. Peut-être descendra-t-il un jour sur les terres pour ne plus remonter dans sa forteresse. Les femmes de l'Empire disent à leurs enfants d'être sages ou les orques viendront les chercher, et quand elles disent cela, elles pensent à Grimgor.

source

  • Livre d'Armée Warhammer Orques et Gobelins.